La MJC Roguet accompagne depuis le mois d’octobre une famille sans logement et sans ressources, que nous avons choisi d’héberger de façon temporaire dans nos locaux.
Déboutée d’une première demande de droit d’asile et en situation irrégulière, elle n’est actuellement pas éligible aux dispositifs légaux des services sociaux.
La maman et ses 3 enfants de 11, 14 et 17 ans ont accès à un local chauffé de la MJC dans lequel ils peuvent dormir, se doucher, prendre leurs repas à l’abris du froid.
Nous sollicitons aujourd’hui une aide pour récupérer des vêtements chauds et des produits d’hygiène, à déposer à la MJC à nos horaires d’ouverture. A savoir qu’une cagnotte est également mise en ligne pour apporter un soutien financier.
Dans le même temps, nous continuons nos recherche d’un hébergement plus durable et renouvelons l’appel à solidarité auprès de nos adhérent-es et sympathisant-es : connaissez-vous dans le quartier (ou ailleurs) une personne propriétaire d’un logement disponible qui accepterait de le prêter un certain temps, moyennant une participation aux frais d’occupation à laquelle peut s’engager la MJC ?
Cela peut être un simple studio, ou même une grande chambre, ou à défaut tout autre espace abrité et aménageable, pour quelques mois ou même quelques semaines. L’équipe bénévole et salariée s’engage à apporter toute l’aide nécessaire pour accompagner la maman à son installation, à son départ et durant tout son séjour. Pour nous joindre : direction.roguet@gmail.com
La professionnelle en charge de l’accompagnement social de la famille, qui a alerté la MJC sur sa situation d’extrême urgence, nous la décrit en quelques mots : « Originaire de la République du Congo, la maman est arrivée à Toulouse en 2023 avec ses enfants et a déposé une demande d’asile qui a récemment fait l’objet d’un refus, avec pour conséquence l’expulsion de son logement et la triste expérience de la rue. Elle parle le Français et communique sans difficultés. Trouver un emploi dans l’aide aux personnes âgées est l’un des ses objectifs. Ses enfants sont parfaitement intégrés dans le système scolaire : les plus jeunes sont collégiens, la plus grande lycéenne en internat. Ce sont des ados exactement comme tous ceux que nous croisons, qui ont vécu des choses difficiles dans leur enfance mais avec des rêves plein la tête (devenir infirmière, avocate, footballeur, …). Aujourd’hui, les services sociaux n’ont pas de solution à proposer à la famille. Un réexamen de ses droits n’est pour le moment pas à l’ordre du jour ».
L’histoire est émouvante mais tristement banale à Toulouse, tant ce genre de situations se multiplie à l’image des familles du collège Lamartine, de l’école Michoun ou de l’école de la Juncasse pour lesquelles nous avions l’an dernier relayé des demandes de soutien, comme c’est de notre point de vue le rôle d’une association d’éducation populaire.




